Sediments of Joy are the precious layers of memory that protect our soul’s history. From the simple nostalgia of an orange pump in Yugoslavia to the sophisticated beauty of Paris, these moments define who we are. As a Soul Geologist, I believe that every joy we experience leaves a permanent mark on our internal landscape.

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Sedimenti radosti: Od narančaste pumpe do pariške tišine


Ponekad je dovoljna samo sekunda, jedan bljesak na ekranu, da se čitav svijet koji smo nekada poznavali sruči natrag u našu sadašnjost. Nedavno sam, listajući programe, naletjela na sliku one stare, nožne pumpe iz sedamdesetih. Sjećate li je se? Bila je narančasta, od rebraste plastike, pomalo neugledna, ali je u našim dječjim očima bila ključ koji otključava ljeto. Taj specifični zvuk – pfff-tack, pfff-tack – dok smo na vrelom pijesku napuhivali madrace za plažu, još uvijek mi odzvanja u ušima.
To je bio zvuk mog djetinjstva. Vrijeme kada je sve bilo nekako jednostavnije, sporije i, usudila bih se reći, punije. Sjetila sam se odmah onih Balaševićevih stihova kako se „nekad dobro jelo”. I doista, jelo se dobro, ali se još bolje osjećalo. Imali smo sve što nam je trebalo, ne zato što smo bili bogati, već zato što nam je djetinjstvo bilo ispunjeno osjećajem sigurnosti.
Ti ljetni dani, miris kreme za sunčanje i plastični madraci koji bi nas satima ljuljali na valovima, bili su prvi sedimenti moje sreće.
Bili smo djeca socijalizma koja su sanjala o svijetu, a taj svijet nam se činio nadohvat ruke. Onda su, uz zvuk sintisajzera i neonska svjetla, ušetale osamdesete.
Moja mladost.
To je bilo vrijeme ritma, plesa i onog neopisivog ponosa dok smo pratili našu domaću scenu koja je tada bila rame uz rame sa svjetskim hitovima. Plesali smo kao da sutra ne postoji, s onim žarom koji imaš samo kad si mlad i kad vjeruješ da su tvoje noge najbrže na svijetu. Te godine su bile sloj čiste energije, mješavina bunta i neizmjerne nade.
Ali život, kao i zemlja koju sam godinama proučavala kao inženjerka, podložan je tektonskim poremećajima. Devedesete su donijele potrese koje nitko od nas nije želio. Ratovi, razaranja, raspadi sustava i granica. Bilo je to teško vrijeme, vrijeme u kojem smo preko noći morali odrasti i naučiti što znači gubitak. Ipak, gledajući iz današnje perspektive, to je bilo i vrijeme „pobjede slobode”. Iz pepela starih struktura rađalo se nešto novo, bolno ali autentično. Ti slojevi mog života su tamni, puni pritiska, ali upravo su oni pretvorili onaj mekani vapnenac djetinjstva u čvrsti mramor karaktera.
S dolaskom 2000-ih, osjetila sam novi miris u zraku – miris budućnosti i novih čuda. Sjećam se onog uzbuđenja dok su u kina dolazili „Gospodar prstenova” i „Harry Potter”. To nije bila samo zabava; to je bila potvrda da mašta i dalje živi, da su priče o pobjedi dobra nad zlim i dalje važne. Te godine su u moj život donijele novinu, tehnologiju koja nas je počela povezivati, ali i onaj duboki osjećaj zadovoljstva što živim upravo u ovom dobu. Osjećala sam se kao istraživač koji napokon počinje razumijevati mapu puta kojim korača.
I evo me danas. Nalazim se u svojim zrelim godinama, u onom dijelu života koji geolozi zovu „stabilni sloj”. Živim u Parizu, u mirnom kutku grada, u zgradi koja kao da me grli svojom tišinom. Oko mene je divan park, a tik do njega rijeka koja teče polako, baš kao i moje misli. Gledam u tu vodu i radim retrospektivu. Sve mi se sviđa. Svaki onaj trenutak – od narančaste pumpe do pariške kave – bio je pun pogodak.
Danas znam cijeniti mir jer poznajem buku. Znam cijeniti zdravlje jer poznajem bolest.
Osjećam neopisivu zahvalnost što sam bila na pravim mjestima u pravo vrijeme. Čak i oni teški trenuci, oni „ratni sedimenti”, dali su dubinu mojoj današnjoj sreći. Moja životna geologija je završena; postala sam mramor koji je dovoljno čvrst da izdrži sve, a opet dovoljno gladak da reflektira svjetlost pariške zore.
Vratila sam se korijenima, vratila sam se sebi i napokon razumijem: prošlost je bila putovanje, budućnost je slutnja, ali ovaj mir pored rijeke – to je život u svom najčišćem obliku. I to je sasvim dovoljno.

Les sédiments de la joie : De la pompe orange au silence parisien


Parfois, il suffit d’une seconde, d’un flash sur l’écran, pour que tout le monde que nous avons connu autrefois s’effondre à nouveau dans notre présent. Récemment, en zappant à la télévision, je suis tombée sur l’image de cette vieille pompe à pied des années soixante-dix. Vous en souvenez-vous ? Elle était orange, en plastique nervuré, un peu disgracieuse, mais dans nos yeux d’enfants, c’était la clé qui déverrouillait l’été. Ce son spécifique – pfff-tack, pfff-tack – pendant que nous gonflions les matelas de plage sur le sable brûlant, résonne encore dans mes oreilles.
C’était le son de mon enfance. Une époque où tout était d’une certaine manière plus simple, plus lent et, j’oserais dire, plus plein. Je me suis tout de suite souvenue de ces vers de Balašević disant que « l’on mangeait bien autrefois ». Et en effet, on mangeait bien, mais on se sentait encore mieux. Nous avions tout ce dont nous avions besoin, non pas parce que nous étions riches, mais parce que notre enfance était remplie d’un sentiment de sécurité.
Ces journées d’été, l’odeur de la crème solaire et les matelas en plastique qui nous berçaient pendant des heures sur les vagues, ont été les premiers sédiments de ma joie.
Nous étions les enfants du socialisme qui rêvaient du monde, et ce monde nous semblait à portée de main. Puis, avec le son des synthétiseurs et les lumières au néon, les années quatre-vingt sont entrées en scène.
Ma jeunesse.
C’était l’époque du rythme, de la danse et de cette fierté indescriptible alors que nous suivions notre scène locale qui, à l’époque, faisait jeu égal avec les tubes mondiaux. Nous dansions comme s’il n’y avait pas de lendemain, avec cette ardeur que l’on n’a que quand on est jeune et que l’on croit que ses jambes sont les plus rapides du monde. Ces années étaient une couche d’énergie pure, un mélange de rébellion et d’espoir incommensurable.
Mais la vie, tout comme la terre que j’ai étudiée pendant des années en tant qu’ingénieure, est sujette aux bouleversements tectoniques. Les années quatre-vingt-dix ont apporté des tremblements de terre qu’aucun de nous ne souhaitait. Guerres, destructions, effondrements de systèmes et de frontières. Ce fut une période difficile, une époque où nous avons dû grandir du jour au lendemain et apprendre ce que signifie la perte. Pourtant, vue de la perspective d’aujourd’hui, c’était aussi le moment de la « victoire de la liberté ». Des cendres des anciennes structures naissait quelque chose de nouveau, douloureux mais authentique. Ces couches de ma vie sont sombres, pleines de pression, mais ce sont précisément elles qui ont transformé le doux calcaire de l’enfance en un solide marbre de caractère.
Avec l’arrivée des années 2000, j’ai senti une nouvelle odeur dans l’air – l’odeur du futur et de nouveaux miracles. Je me souviens de cette excitation lorsque « Le Seigneur des Anneaux » et « Harry Potter » sont sortis au cinéma. Ce n’était pas seulement du divertissement ; c’était la confirmation que l’imagination vivait encore, que les histoires sur la victoire du bien sur le mal étaient toujours importantes. Ces années ont apporté de la nouveauté dans ma vie, une technologie qui a commencé à nous connecter, mais aussi ce profond sentiment de satisfaction de vivre exactement à cette époque. Je me sentais comme une exploratrice qui commence enfin à comprendre la carte du chemin qu’elle parcourt.
Et me voici aujourd’hui. Je suis dans mes années de maturité, dans cette partie de la vie que les géologues appellent la « couche stable ». Je vis à Paris, dans un coin tranquille de la ville, dans un immeuble qui semble m’enlacer de son silence. Autour de moi, il y a un parc magnifique, et juste à côté, une rivière qui coule lentement, tout comme mes pensées. Je regarde cette eau et je fais une rétrospective. J’aime tout. Chacun de ces moments – de la pompe orange au café parisien – a été un coup dans le mille.
Aujourd’hui, je sais apprécier la paix car je connais le bruit. Je sais apprécier la santé car je connais la maladie.
Je ressens une gratitude indescriptible d’avoir été aux bons endroits au bon moment. Même ces moments difficiles, ces « sédiments de guerre », ont donné de la profondeur à mon bonheur d’aujourd’hui. Ma géologie de vie est achevée ; je suis devenue un marbre assez solide pour tout endurer, et pourtant assez lisse pour refléter la lumière de l’aube parisienne.
Je suis retournée à mes racines, je suis retournée à moi-même et je comprends enfin : le passé était un voyage, l’avenir est une intuition, mais cette paix au bord de la rivière – c’est la vie dans sa forme la plus pure. Et c’est tout à fait suffisant.

Sediments of Joy: From the Orange Pump to Parisian Silence


Sometimes all it takes is a second, a single flash on the screen, for the whole world we once knew to crash back into our present. Recently, while flipping through channels, I came across an image of that old, foot-operated air pump from the 1970s. Do you remember it? It was orange, made of ribbed plastic, somewhat unsightly, but in our childish eyes, it was the key that unlocked the summer. That specific sound—pfff-tack, pfff-tack—as we inflated beach mattresses on the hot sand, still rings in my ears.
That was the sound of my childhood. A time when everything was somehow simpler, slower, and, I dare say, fuller. I immediately remembered those verses by Balašević about how “we used to eat well.” And indeed, we ate well, but we felt even better. We had everything we needed, not because we were rich, but because our childhood was filled with a sense of security.
Those summer days, the smell of sunscreen, and the plastic mattresses that would rock us for hours on the waves, were the first sediments of my joy.
We were the children of socialism dreaming of the world, and that world seemed within our reach. Then, along with the sound of synthesizers and neon lights, the eighties walked in.
My youth.
It was a time of rhythm, dance, and that indescribable pride as we followed our domestic music scene, which back then stood shoulder to shoulder with global hits. We danced like there was no tomorrow, with that fervor you only have when you are young and believe your legs are the fastest in the world. Those years were a layer of pure energy, a mixture of rebellion and immense hope.
But life, like the earth I studied for years as an engineer, is subject to tectonic shifts. The nineties brought earthquakes none of us wanted. Wars, destruction, the collapse of systems and borders. It was a difficult time, a time when we had to grow up overnight and learn what loss meant. Yet, looking from today’s perspective, it was also the time of the “victory of freedom.” From the ashes of old structures, something new was being born, painful but authentic. Those layers of my life are dark, full of pressure, but they are exactly what turned the soft limestone of my childhood into the solid marble of character.
With the arrival of the 2000s, I felt a new scent in the air—the scent of the future and new miracles. I remember the excitement when “The Lord of the Rings” and “Harry Potter” hit the cinemas. It wasn’t just entertainment; it was confirmation that imagination still lives, that stories about the victory of good over evil still matter. Those years brought novelty into my life, technology that began to connect us, but also that deep sense of satisfaction of living in this exact era. I felt like an explorer finally beginning to understand the map of the road she is walking.
And here I am today. I am in my mature years, in the part of life geologists call the “stable layer.” I live in Paris, in a quiet corner of the city, in a building that seems to embrace me with its silence. Around me is a beautiful park, and right next to it, a river that flows slowly, just like my thoughts. I look at that water and do a retrospective. I like everything. Every single moment—from the orange pump to the Parisian coffee—was a bullseye.
Today I know how to appreciate peace because I know noise. I know how to appreciate health because I know illness.
I feel an indescribable gratitude that I was in the right places at the right times. Even those difficult moments, those “war sediments,” gave depth to my happiness today. My life’s geology is complete; I have become marble that is solid enough to withstand anything, yet smooth enough to reflect the light of the Parisian dawn.
I have returned to my roots, I have returned to myself, and I finally understand: the past was a journey, the future is an intuition, but this peace by the river—that is life in its purest form. And it is more than enough.
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