The Costumography of Memories: Three Smiles and One Great Desire for Bed
Do you remember the days when putting on mascara felt like putting on armor?
For years, I was a master of the “three smiles.” The polite smile for the neighbor. The glamorous smile for the childhood friend in the café. And the “perfect-family” smile for the colleague at work.
Behind every smile, I was exhausted. Behind every polished answer, my mind was dreaming of just one thing: my old duvet and my ugly cotton pajamas.
We all played these roles. We all faked our energy to survive. But as a Geologist of the Soul, I finally learned the truth: the greatest luxury of getting older is the freedom to wipe off the makeup and finally admit that you are just… sleepy.

Kostimografija sjećanja: Tri osmijeha i jedna velika želja za krevetom
Piše: Magma Star, Geologinja duše
“Svi smo mi imali te uloge koje smo igrali toliko dugo da smo zaboravljali gdje prestaje kostim, a počinjemo mi.”
Znate onaj osjećaj kad ujutro nanesete maskaru, popravite frizuru i pogledate se u ogledalo kao da se spremate za dodjelu Oscara? Danas to radim rijetko, više iz gušta nego iz potrebe, ali sjećam se vremena kad je to bila moja ratnička oprema.
Nedavno sam prelistavala neke stare fotografije i sjetila se jednog takvog dana iz prošlosti. Dana od “tri osmijeha”.
Prvi čin: Lift i meteorologija
Sve je počinjalo na stubištu. Sretala bih susjedu. Obje s vrećicama, ona s blitvom, ja s kavom. Gledale bismo u one brojke iznad vrata lifta kao da su šifra za sef.
“Opet će kiša,” rekla bi ona, onim tonom kao da objavljuje državni udar.
“Kažu da hoće, a baš sam mislila oprati prozore,” lagala bih ja k’o pas.
“Kažu da hoće, a baš sam mislila oprati prozore,” lagala bih ja k’o pas.
To je bio naš prvi osmijeh. Onaj “ljubazna-sam-ali-molim-te-ne-pitaj-me-ništa-dublje”. Sigurnije je bilo pričati o tlaku zraka nego o onome što nas stvarno žulja. Taj lift je i danas tamo, brojke i dalje sporo putuju, a meteorologija je i dalje najbolji štit za privatnost.
Drugi čin: Glamur, laži i visoke pete
Scena bi se selila u najbolji kafić u gradu. Onaj s baršunastim stolcima. Sjedila bih s prijateljicom iz djetinjstva. Obje “izmontirane”, mirišljave, ravnih leđa kao da imamo štap ugrađen u kralježnicu.
“Pa pogledaj nas!” rekla bi ona. “Godine nam ništa ne mogu. Ostale smo mlade, nasmijane, prave lavice.”
Ja bih kimala glavom, nabacivala svoj najljepši osmijeh i govorila: “Tako je. Energija je ključ.”
Ja bih kimala glavom, nabacivala svoj najljepši osmijeh i govorila: “Tako je. Energija je ključ.”
A u glavi? U glavi mi je bila samo jedna slika: moj krevet. Vidjela bih onaj svoj stari poplun i sebe u najgoroj mogućoj pamučnoj pidžami. Dok smo se jedna drugoj divile kako smo “čudesne”, obje smo jedva čekale da taj skupi performans završi. Divile smo se svojoj snazi, a zapravo smo samo bile jako dobre glumice koje su naučile kako sakriti umor dobrim korektorom. Danas se na toj istoj kavi samo nasmijemo tom nekadašnjem trudu — sada mi je puno draže priznati da mi se spava.
Treći čin: Automat za “najljepše laži”
I onda, šećer na kraju. Pauza na poslu koji sam nekada radila. Loša kava iz automata koja je imala okus po zagorenoj plastici. Kolegica bi me gledala preko ruba plastične čaše i pitala: “Kako je bilo za vikend? Kako su tvoji? Djeca, kuća?”
Tu je nastupao moj vrhunac karijere. Osmijeh broj tri. Onaj “savršena-obitelj” osmijeh.
“Ma divno je bilo,” cvrkutala bih ja najslađim mogućim glasom. “Djeca su super, idu na sport, uče, ma milina jedna. Sve je pod kontrolom.”
Dok bih to izgovarala, u glavi bi mi se vrtio film od subote: kaos, vriska oko druge čarape, drama oko zadaće iz matematike i onaj osjećaj da pokušavam pohvatati sve konce koji mi klize iz ruku. Ali kolegici se nije govorilo o kaosu. Njoj si prodavala bajku u koju si i sama htjela vjerovati na tih pet minuta.
Zavjesa pada
Danas, kad više ne moram igrati te uloge, kad su djeca odrasla i uredi ostali iza mene, lakše je okrenuti ključ u bravi. Više ne moram skidati toliko slojeva maskare ni uloge super-žene.
Istina je da smo svi bili umorni. Istina je da je život bio kaotičan. Ali postoji nešto nevjerojatno ljudski u toj našoj potrebi da jedni drugima pokažemo svoje najljepše lice. Možda to i nije bila laž. Možda je to bio naš način da preživimo te teške, brze godine.
Najljepši trenutak u danu više nije onaj u kafiću pod zlatnim svjetlima. Najljepši je ovaj sada — kad možeš biti iskrena, kad se možeš nasmijati svojoj bivšoj “glumi” i kad napokon možeš leći u onaj krevet koji si godinama sanjala, a da nikome ne moraš polagati račune.
La costumographie des souvenirs : Trois sourires et une grande envie de lit
Par : Magma Star, Géologue de l’âme
« Nous avons tous eu ces rôles que nous avons joués si longtemps que nous en avons oublié où se termine le costume et où nous commençons. »
Vous connaissez ce sentiment quand, le matin, vous mettez du mascara, arrangez vos cheveux et vous regardez dans le miroir comme si vous vous prépariez pour les Oscars ? Aujourd’hui, je le fais rarement, plus par plaisir que par nécessité, mais je me souviens d’une époque où c’était mon armure de guerrière.
Récemment, je feuilletais de vieilles photos et je me suis souvenue d’une de ces journées du passé. La journée des “trois sourires”.
Premier acte : L’ascenseur et la météorologie
Tout commençait dans la cage d’escalier. Je croisais ma voisine. Toutes les deux avec nos sacs de courses, elle avec des blettes, moi avec du café. Nous fixions ces chiffres au-dessus de la porte de l’ascenseur comme s’il s’agissait du code d’un coffre-fort.
« Il va encore pleuvoir », disait-elle d’un ton qui annonçait un coup d’État.
« C’est ce qu’ils disent, et dire que j’allais nettoyer mes fenêtres », mentais-je effrontément.
« C’est ce qu’ils disent, et dire que j’allais nettoyer mes fenêtres », mentais-je effrontément.
C’était notre premier sourire. Le sourire “je-suis-polie-mais-s’il-te-plaît-ne-me-pose-pas-de-questions-profondes”. Il était plus sûr de parler de la pression atmosphérique que de ce qui nous rongeait vraiment. Cet ascenseur est toujours là aujourd’hui, les chiffres voyagent toujours lentement, et la météorologie reste le meilleur bouclier pour la vie privée.
Deuxième acte : Glamour, mensonges et talons hauts
La scène se déplaçait dans le meilleur café de la ville. Celui avec les chaises en velours. J’étais assise avec une amie d’enfance. Toutes les deux “sur leur trente-et-un”, parfumées, le dos droit comme si on nous y avait implanté un bâton.
« Regarde-nous ! » disait-elle. « Les années n’ont pas de prise sur nous. Nous sommes restées jeunes, souriantes, de vraies lionnes. »
Je hochais la tête, affichais mon plus beau sourire et répondais : « Absolument. L’énergie, c’est la clé. »
Je hochais la tête, affichais mon plus beau sourire et répondais : « Absolument. L’énergie, c’est la clé. »
Et dans ma tête ? Dans ma tête, il n’y avait qu’une seule image : mon lit. Je voyais ma vieille couette et moi dans le pire pyjama en coton possible. Pendant que nous nous admirions mutuellement sur notre côté “merveilleux”, nous avions toutes deux hâte que cette performance coûteuse se termine. Nous admirions notre force, alors qu’en réalité, nous étions juste de très bonnes actrices qui avaient appris à cacher la fatigue avec un bon correcteur. Aujourd’hui, autour de ce même café, nous ne faisons que rire de cet effort passé — maintenant, je préfère de loin admettre que j’ai sommeil.
Troisième acte : La machine aux “plus beaux mensonges”
Et puis, la cerise sur le gâteau. La pause au travail que je faisais autrefois. Un mauvais café de la machine qui avait un goût de plastique brûlé. Ma collègue me regardait par-dessus le bord de son gobelet en plastique et demandait : « Comment s’est passé ton week-end ? Comment va ta famille ? Les enfants, la maison ? »
C’était l’apogée de ma carrière. Le sourire numéro trois. Le sourire de la “famille-parfaite”.
« Oh, c’était merveilleux », gazouillais-je de la voix la plus douce possible. « Les enfants sont super, ils font du sport, ils étudient, c’est un charme. Tout est sous contrôle. »
Pendant que je prononçais ces mots, le film du samedi passait dans ma tête : le chaos, les cris pour retrouver une deuxième chaussette, le drame autour des devoirs de mathématiques, et ce sentiment d’essayer de rattraper tous les fils qui glissaient de mes mains. Mais on ne parlait pas de chaos à sa collègue. On lui vendait un conte de fées auquel on voulait soi-même croire pendant ces cinq minutes.
Le rideau tombe
Aujourd’hui, quand je n’ai plus à jouer ces rôles, quand les enfants ont grandi et que les bureaux sont derrière moi, il est plus facile de tourner la clé dans la serrure. Je n’ai plus besoin d’enlever autant de couches de mascara ni le rôle de la super-femme.
La vérité, c’est que nous étions tous fatigués. La vérité, c’est que la vie était chaotique. Mais il y a quelque chose d’incroyablement humain dans notre besoin de nous montrer sous notre meilleur jour. Ce n’était peut-être pas un mensonge. C’était peut-être notre façon de survivre à ces années difficiles et rapides.
Le plus beau moment de la journée n’est plus celui dans le café sous les lumières dorées. Le plus beau, c’est maintenant — quand tu peux être honnête, quand tu peux rire de ton ancien “jeu d’actrice” et quand tu peux enfin t’allonger dans ce lit dont tu as rêvé pendant des années, sans avoir de comptes à rendre à personne.
The Costumography of Memories: Three Smiles and One Great Desire for Bed
By: Magma Star, Geologist of the Soul
“We all had those roles we played for so long that we forgot where the costume ended and where we began.”
You know that feeling when you put on mascara in the morning, fix your hair, and look in the mirror as if you are getting ready for the Oscars? Today I do it rarely, more out of pleasure than necessity, but I remember a time when that was my warrior armor.
Recently, I was flipping through some old photographs and remembered one such day from the past. The day of the “three smiles.”
Act One: The Elevator and Meteorology
It all started in the stairwell. I would run into my neighbor. Both of us holding grocery bags, her with swiss chard, me with coffee. We would stare at those numbers above the elevator door as if they were a safe combination.
“It’s going to rain again,” she would say, with a tone that suggested a coup d’état.
“They say it will, and I was just thinking about washing the windows,” I would lie through my teeth.
“They say it will, and I was just thinking about washing the windows,” I would lie through my teeth.
That was our first smile. The “I’m-being-polite-but-please-don’t-ask-me-anything-deep” smile. It was safer to talk about air pressure than what was really bothering us. That elevator is still there today, the numbers still travel slowly, and meteorology remains the best shield for privacy.
Act Two: Glamour, Lies, and High Heels
The scene would shift to the best café in town. The one with velvet chairs. I would sit with my childhood friend. Both of us “dolled up,” smelling nice, with our backs as straight as if we had a stick implanted in our spines.
“Just look at us!” she would say. “Age can’t touch us. We remained young, smiling, true lionesses.”
I would nod, throw on my most beautiful smile, and say: “That’s right. Energy is key.”
I would nod, throw on my most beautiful smile, and say: “That’s right. Energy is key.”
And in my head? In my head, there was only one image: my bed. I saw my old duvet and myself in the worst possible cotton pajamas. While we admired each other’s “fabulousness,” we both couldn’t wait for that expensive performance to end. We admired our strength, but in reality, we were just very good actresses who had learned how to hide exhaustion with a good concealer. Today, over that same coffee, we just laugh at that past effort—now I much prefer to admit that I’m sleepy.
Act Three: The Vending Machine of “Beautiful Lies”
And then, the cherry on top. A break at the job I used to have. Bad vending machine coffee that tasted like burnt plastic. A colleague would look at me over the rim of her plastic cup and ask: “How was your weekend? How is your family? Kids, house?”
That was the peak of my career. Smile number three. The “perfect-family” smile.
“Oh, it was wonderful,” I would chirp in the sweetest possible voice. “The kids are great, doing sports, studying, just lovely. Everything is under control.”
While I was saying that, Saturday’s movie was playing in my head: chaos, screaming over a missing sock, math homework drama, and the feeling that I was trying to catch all the strings slipping from my hands. But you didn’t talk about chaos to your colleague. You sold her a fairy tale that you yourself wanted to believe in for those five minutes.
The Curtain Falls
Today, when I no longer have to play those roles, when the kids are grown and the offices are left behind, it is easier to turn the key in the lock. I no longer have to take off so many layers of mascara or the role of superwoman.
The truth is, we were all tired. The truth is, life was chaotic. But there is something incredibly human in our need to show each other our most beautiful face. Maybe it wasn’t a lie. Maybe it was our way of surviving those hard, fast years.
The most beautiful moment of the day is no longer the one in the café under the golden lights. The most beautiful is this one right now—when you can be honest, when you can laugh at your former “acting,” and when you can finally lie down in that bed you dreamed of for years, without having to answer to anyone.